La crise de subprime en 2008 donne une image

La crise de subprime en 2008 donne une image négative des
institutions bancaires, qui conduit à la perte de confiance de la population.
Donc, les individus essaient de trouver une nouvelle solution alternative aux
modèles traditionnels. C’est dans cet environnement qu’ont vu le jour  les «Fintech», les entreprises qui combinent
les services financiers avec les technologies modernes et novatrices. Les
Fintech visent généralement à attirer des clients avec des produits et des
services plus conviviaux, efficaces, transparents et automatisés que ceux
disponibles actuellement.

Récemment, il n’existe que deux options d’investissement financier: le
faire soi-même ou engager un conseiller. Chacune de ces options ont des points
faibles. La première nécessite d’avoir des connaissances suffisantes de marché
et des produits financiers alors que la seconde exige d’avoir un certain niveau
d’actif à investir, hors de portée des plus jeunes et des moins fortunés. Les
robo-advisors permettent de rendre accessive la performance des marchés financiers
au plus grand nombre, sans contrainte de connaissance ou de volume
d’investissement. Cela est rendu possible par une baisse des tarifs appliqués
sur les montants appliqués. La capacité de réduction des frais réside dans
l’utilisation d’ETF qui permet de garder les couts à un niveau jugé faible et
ainsi rendre l’investissement plus efficace.

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Ensuite, robo-advisor donne une
expérience renouvelée aux clients. L’intérêt de l’investissement ne réside pas
seulement dans le rendement qu’il produit mais également dans la manière
d’investir. Les fondateurs de robo-advisor l’ont bien compris et misent
énormément sur l’expérience des clients. L’objectif est de rendre
l’investissement simple en proposant une interface ergornomique et une
procédure courte mais avec une service

 de gestion automatisée en complément.

En outre, la nouveauté des
robo-advisors réside dans le positionnement des clients en terme de risque. Effectivement,
les questionnaires des clients sont relativement basiques et peu différenciés
de ceux que proposent tout conseiller patrimonial. Cependant, l’exploitation
des Big Data permet à robo-adviso de se démarquer encore un peu plus. Cela
permet ainsi un positionnement toujours plus précis.

Les Robo-advisors effectuent
généralement l’allocation d’actifs en utilisant une même base théorique: «la
théorie moderne du portefeuille». Développée par Harry Markowitz en 1954, cette
théorie permet de déterminer un processus de détermination permettant d’obtenir
un porfeuille efficient. L’efficience est définie comme la maximisation de la
rentabilité d’un portefeuille pour un risque donné, ou la minimisation du
risque pour une rentabilité fixe.

C’est la diversification sur laquelle
repose la base théorique de Markowitz.Le raisonnement est intuitif, si deux
titres varient de façon
opposée dans le temps, alors la baisse de valeur du premier pourra être compensée par la hausse de
valeur du second, permettant de supprimer au moins partiellement la perte subie
par le portefeuille. Le risque d’un portefeuille diversifié est inférieur à la
moyenne pondérée des risques de chaque titre inclu dans le portefeuille, c’est ce
qu’on apelle le gain de diversification. Donc, l’allocation d’actifs doit
reposer sur une étude des corrélations existantes entre les différents titres
présents sur le marché: plus la corrélation est faible ou négative entre les
titres sélectionnés, plus le gain de diversification est important.

L’application pratique de la théorie
moderne du portefeuille permet d’identifier les allocations efficients au sens
de Markowitz. L’ensemble de ces allocations peut être représenté graphiquement
sous la forme d’une courbe nommée “frontière efficiente”.

Comme mentionné précédemment, la plupart
des Robo-advisors adoptent la gestion indicielle, par définition, qui est une
technique de gestion de fond qui consiste à répliquer l’évolution d’un indice
de bourse de référence (ou benchmark). Cette stratégie de gestion est basée sur
l’idée que si le marché est efficient, il est impossible de dépasser les
performances du marché dans son ensemble. Par exemple, un fonds indiciel
prenant comme benchmark le CAC40, s’efforcera de rendre à ses souscripteurs la
même performance que le CAC40.

Les Etats-Unis ont lancé des
premiers Robo-advisors après la crise de subprime en 2008. C’est pourquoi, sur
le marché des Robo-advisors, ils sont toujours le leader mondial avec plus de
200 Robo-advisors.

Les Robo-advisors attirent un nombre
croissant de nouveaux clients et deviennent des acteurs clés du monde du
conseil en gestion de patrimoine. En 2020, les Robo-advisors  sont expectés de représenter 10% de l’ensemble des actifs
sous gestion au niveau mondial. La plupart de ces actifs sous gestion sont
actuellement concentrés aux Etats-Unis.

En France, les premiers Robo-advisors
sont apparus très récemment (Advize est lancé premièrement en 2012 et
deuxièmement Fundshop). Les Robo-advisors français rencontrent des difficultés
à attirer des clients à cause d’une visibilité insuffisante. Ils représentent
moins de 100 millions d’euros d’actif sous gestion, généralement en
assurance-vie, produit visant aux épargnants

Les principaux avantages de l’utilisation
des Robo-adviors dans la Gestion de Patrimoine sont les suivants :

Les faibles frais de gestion : Puisque
les Robo-advisors construitent des portefeuilles en utilisant les ETF et les
applications technologiques, leurs frais sont beaucoup plus faibles que les
services équivalents fournis par les banques ou les conseillers financiers
traditionnels.

Les solides portefeuilles : En utilisant
la Théorie moderne du portefeuille, les Robo-advisors donne accès à des
portefeuilles efficients et bien
documentés qui fournit un bon équilibre entre risque et rendement.

Retrait de la prise de décision :  Des mauvaises décisions émotionnelles peuvent
avoir un impact négatif sur la performance du portefeuille. Les investisseurs
achètent et vendent souvent des titres au mauvais moment. Les Robo-advisers
enlèvent la prise de décision et fournissent des conseils systématiques et non
biasés.

Accès 24/7 via les outils numériques :
Les Robo-advisors profitent les technologies disponibles afin de fournir aux
clients des plateformes en ligne qui leur permettent d’accéder complètement à leurs portefeuilles et
des outils pour les aider à mieux investir.

Faible placement minimum : Avec un
placement peu élevé, les Robo-advisors fournissent une gestion d’actif de
niveau professionnel à une population très large, ce qui était auparavant
seulement accessible aux clients fortunés.

Inscription facile et sans papier :  Les Robo-advisors les plus avancés font tout
en ligne, y compris les signatures lors de l’inscription. En économisant du
papier, cela est écologique et facile à effectuer.

Comme pour tout, les Robo-advisors ne
sont pas parfaits et ont quelques inconvénients :

Personnalisation limitée : Les conseils
des Robo-advisors sont résultés des questionnaires répondus par les clients.
Cepandant, si ces questionnaires sont trop simples ou peu personnalisés, cela
pourra aboutir à des erreurs de conseil. En outre, les clients peut-être mal
interprètent certaines questions s’ils n’ont pas la possibilité de les
clarifier avec un professionnel.

Non testé : Les
Robo-advisors, et les technologies sur lesquelles ils sont construits, sont
encore relativement récents et non testés. On ne sait pas comment ils vont
comporter dans des situations de marché extrêmement volatiles ou lors de krachs
boursiers. Donc la confiance qu’on peut leur accorder sera inévitablement
limitée.

Possibilité de l’erreur de l’algorithme
: Toutes les technologies peuvent avoir des bugs ou des problèmes qui peuvent
affecter leur comportement. Si la programmation des Robo-advisors n’est pas
bien écrite ou capable de gérer des multiples types de scénarios qui peuvent
apparaitre, cela pourra influencer leurs performances de long terme et conduire
à des résultats inattendus.

Ce sont des inconvénients importants à considérer. Mais dans la
mesure où la technologie s’améliore, la plupart de ces inconvénients devraient
disparaitre au cours du temps. Cependant, les Robo-advisors manquent une
dimension humaine qui reste essentielle, tant dans la collecte des informations
des clients que dans leur accompagnement dans un monde boursier perturbé.

Comme on l’a dit précédemment, les Robo-advisors ne peuvent pas
remplacer les conseillers de gestion d’actifs traditionnels, mais ils peuvent
les aider à améliorer leur travail et leur performance. On peut créer un modèle
hybride en tenant compte les forces respectives des Robo-advisors et des
conseillers humains :

 La connaissance profond des clients et la
compréhension fine de la contexte d’investissement des conseillers humains.

La capacité d’analyse, de synthèse des
données et de calcul pour construire une stratégie d’investissement optimale.

La création d’un tel modèle peut se
faire de trois manières :

Développer un partenariat avec un
Robo-advisor : Le partenariat permet de répondre rapidement aux tendance du
marché puisque sa mise en oeuvre nécessite peu d’investissement financier et de
changement organisationnel.  L’exemple le
plus parlant est celui de Robo-advisor Betterment et Fidelity en 2014. Ce
partenariat permet aux conseillers de Fidelity d’avois accès aux plateforme en
ligne de Betterment afin d’aider leurs clients à définir leur objectif d’investissement
et à construire un portefeuille composé d’ETF.

Lancer son propre Robo-advisor : Cette
solution permet d’adapter son Robo-advisor à sa guise et en fonction de la
clientèle type de la sociéte. Pourtant, elle nécessite un investissment important
ainsi qu’un changement organisationnel de la sociéte sur certains domaines. Il
y a Deutsche Bank  qui s’est lancé son
propre Robo-advisor nommé Robin en Décembre 2017.

 Acquérir un Robo-advisor existant : Cette
solution permet d’élargir la base de clientèle de la société et d’éliminer un
concurrence potentiel. Cependant, le rachat reste un processus complexe. Il
faut choisir parmi une grande nombre des Robo-advisors existant sur le marché
en identifiant leur clientèle, leurs possibilités de croissance, leurs
capacités technologiques et surtout leur convenance à la structure
organisationnelle de la société. Cette solution est utilisée par Goldman Sachs
qui a acquis le Robo-advisor Honest Dollar en Mars 2016.

La plupart des exemples concerne les Etats-Unis puisque c’est
sur cette zone géographique que le marché des Robo-advisors est le plus mature,
mais la tendance est la même en France : Suravenir a conclu un partenariat avec
Yomoni, Generali avec Advize, Spirica avec Fundshop.

Dans la mesure où la technologie s’améliore, les conseils d’investissement des
Robo-advisors deviendront de plus en plus sophistiqués au cours du temps.
L’amélioration des questionnaires des clients et d’autres processus
d’intégration et de surveillance améliora la capacité des Robo-advisors à
évaluer la tolérance au risque, la tendance comportementale et la complexité
patrimoniale des individus, conduisant à une gestion optimale de portefeuille.